L'industrie des textiles innovants représente jusqu'à 400 Mds€ par an d'ici 2025.

Comment I ‘industrie française va les rhabiller ?

Les derniers acteurs se sont repositionnés sur des produits forte valeur ajoutée, pour survivre et même se développer !.
La force de l’industrie du textile ? Elle prouve aujourd’hui sa capacité de rebondir, s’imposant même comme un secteur d’excellence. Aux côtés des véhicules 2 litres au 100, super- calculateurs, avion électrique, hôpital numérique… les textiles innovants font en effet partie des 34 plans industriels de la nouvelle France industrielle lancés en 2013. Et à juste titre Un vrai signe de reconnaissance pour la filière qui, grâce à des investissements en R&D, impose désormais ses savoir-faire d’excellence, avec de solides avantages comparatifs.

L’avenir est dans l’innovation
Les textiles techniques sont — ou seront bientôt — partout : sports et loisirs (tee-shirt connectés, airbag pour skieur cross de compétition…), vêtements professionnels (combinaison thermo-régulée pour les pompiers, gilet de protection balistique pour la police…), santé (linge hospitalier antibactérien, bandeau de compression postsclérose, pantalon pour la stimulation cardio-cardioendothéliale), énergie, transports, construction… Et dans ce domaine, la France fait partie des leaders européens, juste derrière l’Allemagne et devant I’ Italie et le Royaume-Uni. «Si les entreprises du secteur ont été touchées de plein fouet par la mondialisation, souffrant notamment de la main-d’œuvre des pays bas conflits salariaux, elles ont su rebondir avec des produits forte valeur ajoutée.

En outre, la recherche pour les textiles techniques profite aux textiles d’habillement, avec le développe- ment de produits sport ou bien-être (cosmétotextiles) par exemple», souligne Isabelle Vallée, responsable sectorielle Textile-Habillement Bpifrance (qui a soutenu 87 projets textiles en 2013 pour un montant de 7,74 M€). «Les textiles techniques se vendent plus cher que les textiles traditionnels, hors luxe bien sûr, grâce à leurs propriétés fonctionnelles, qui répondent des cahiers des charges explique Emmanuelle précis, Butaud-Stubbs, déléguée générale de l’UI T (Union des industries textiles). Le secteur a perdu près de 4.000 salariés l’an dernier mais nous assistons à un boom des créations d’entreprises, start-up ou T PE, qui se lancent notamment sur des marchés de niche. 40% des débouchés concernent ainsi les textiles techniques», se réjouit-elle.
Rhône-AIpes à la pointe de l’excellence textile ?
ECHTERA est le pôle de compétitivité des textiles et matériaux souples de la région Rhône- Alpes, n01 des textiles techniques en France. Le pôle accompagne ses 105 adhérents (entreprises, laboratoires de recherche, centres techniques, universités et grandes écoles) dans l’émergence, la structuration et la mise en œuvre de leurs projets de R&D collaboratifs.
Depuis sa création en 2005, TECHTERA a ainsi labellisé 279 projets de R&D innovants, dont 55% ont obtenu des financements. Ces projets sont en Cours de développement ou, pour certains, clôturés, avec, la clé, des innovations déjà présentes sur les marchés du secteur des textiles techniques l’ameublement, le bâtiment, l’habillement, le génie civil, l’industrie, la santé, la protection individuelle, les transports…

Wear is boat invente le vêtement anti-mal de mer.——————————————————————————–
La mer sans les maux», le slogan de la marque Wear is my Boat, concepteur et fabricant de vêtements qui donnent le pied marin. Derrière ce projet, Philippe Danckaert, 56 ans, et Olivier Trentesaux, 46 ans, ex-cadres dans la distribution et les services, mais surtout passionnés de nautisme. En avril 2014, après 2 ans de R&D aux côtés d’un industriel du textile, ils lancent leur gamme de vêtements pour homme, femme et enfant (entre 50 et 200 € environ). L’entreprise, installée ä Tourcoing dans le Nord, conçoit ses produits en France, ä partir de tissus et membranes européens, et fait confectionner au Portugal et en Tunisie. Philippe Danckaert, cofondateur et président de WIMB, nous fait monter ä bord. Quel est le principe des vêtements anti-mal de mer que vous avez créés ? Philippe Danckaert : Des études récentes ont montré qu’avant d’être nauséeux, nous sommes d’abord en instabilité posturale et en déficit de tonicité musculaire. Nos vêtements agissent donc, grâce å la technologie qui y est intégrée, sur la posture par l’effet gainant du vêtement et le maintien du corps au chaud, en lui renvoyant les infrarouges qu’il émet naturellement (le rayonnement infrarouge est une perte de chaleur et d’énergie importante).
Quel investissement cette technologie a-t-elle nécessité ?
PD : La mise au point de la gamme a nécessité 2 ans de travail au sein du CETI (Centre européen des textiles innovants) et de son incubateur Innotex, et 70.000 € d’investissements. Et la R&D continue ! Vous comprenez que l’on puisse être sceptique ? PD : Parfaitement, c’est pourquoi l’explication s’impose. Mieux, nous alimentons en permanence nos statistiques de satisfaction clients à partir des retours qu’ils nous font. 80% d’entre eux disent avoir ressenti un effet positif sur le mal de mer, allant de l’atténuation å la disparition complète des symptômes, et 95% sur le mal des transports.
Quels sont vos circuits de distribution ? Quels marchés visez-vous ?
PD : Nos produits s’adressent å toutes les personnes qui souffrent du mal de mer ou des transports : particuliers ou professionnels, partout dans le monde. Nous avons 5 canaux de distribution : notre site marchand, les magasins spécialisés dans le nautisme (shipchandlers), les sites pure players nautiques, les équipages professionnels et les centrales d’accastillage plaisance.
Quels sont vos objectifs ? PD :
Nous visons 1 M€ de CA å 3 ans et la création de 10 emplois. Deux sont déjà réalisés après 4 mois de commercialisation.
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